Comme chaque année, c’est à Imsouhal que se déroulera la commémoration de la mort d’Amer Ath Chikh. Les associations locales se sont donnés la main pour concocter tout un programme en vue de faire de cette journée une fête. Les citoyens de toute la région sont invités, par le biais d’affiches placardées dans toutes les communes voisines, à venir assister aux festivités. Outre la traditionnelle gerbe de fleurs qui sera déposée au Carré des martyrs, une exposition, un gala et une conférence constitueront l’essentiel des activités. Si les médias ne parlent pas souvent de Amer Ath Chikh, cela ne diminue en rien le mérite de cet homme dont les gens de Michelet parlent avec fierté, lui qui a tant sacrifié pour la cause nationale. Natif d’Azrou Kollal, dans la commune d’Aïn El Hammam, Amer Ath Chikh a commencé à militer au sein du PPA dès 1937. Après avoir subi à plusieurs reprises des représailles pour son militantisme contre l’occupant français, il entra dans la clandestinité dès qu’il fut accusé de “détention d’armes et atteinte à la sûreté de l’Etat”. Contacté en 1954 par de hauts responsables, il mit à leur disposition un groupe armé qui participa au déclenchement de la lutte armée. Dès Novembre 1954, celui qu’on appelait Da Amer occupera le poste de responsable politico-militaire de la région de l’ex-Michelet au sein du FLN. Plus tard, il sera chargé d’assurer la sécurité de certains hauts responsables pressentis pour participer au congrès de la Soummam. Le 20 août 1956 ne le trouvera pas vivant puisqu’une dizaine de jours auparavant, le 11 août 1956, Amer Ath Chikh tombera au champ d’honneur, en compagnie de treize de ses compagnons, dans un accrochage à lferhounène. Ce jour-là, l’armée française avait fait intervenir l’aviation pour arriver à bout du groupe. Bien qu’elle affecta la population et les moudjahidine, sa disparition leur donna, en revanche plus de courage pour continuer leur combat. Le déplacement, des ossements du héros de Aïn El Hammam pour le cimetière de son village natal eut lieu en 1962.



