Lettre ouverte à Monsieur Zidane
Monsieur Zidane, merci pour le rêve, merci pour le bonheur que vous avez apporté dans les cœurs de toute la planète.
Sachez avant tout, que cette lettre ni un ordre ni une sommation. Considérez là juste comme un élément de réflexion, que nous souhaitons que vous preniez en compte le jour ou vous déciderez de répondre à l’invitation du président algérien.
Sachez aujourd’hui que si le Président de l’Algérie Monsieur Abdelaziz Bouteflika, vous invite c’est pour récupérer de manière grossière votre notoriété mondiale. Cette notoriété acquise grâce à des sacrifices incommensurables.
Vous n’avez rien en commun. Là ou vous déployez travail, abnégation et mérite lui n’utilise que tricherie fraude et tromperie de tout genre pour tromper le peuple qu’il méprise autant. Si aujourd’hui il se plie devant vous, par le passé récent il a piétiné tout ce que vous représentez.
Rappelez-vous la Kabylie, la répression dans le sang d’une jeunesse qui tentait vainement de protester contre l’assassinat d’un des leurs, l’un des notres Guermah Massinisa : lycéens de 18 ans dans l’enceinte d’une brigade de gendarmerie nationale. Rappelez vous ce printemps noir de 2001, quand des escadrons de gendarmes sillonnaient les artères des villes et villages kabyles avec des mégaphones pour proférer des insultes plus graves que celle vous avez reçu lors de la finale de coupe du monde. Plus graves parce que : la maman la sœur le papa et le fils le frère : toute les familles sont à l’écoute en direct de ces insanités. Rappelez-vous ces adolescents assassinés sur le perron de la maison, dont le plus jeune ne dépasse pas 14 printemps. Cliquez sur ce lien pour croiser leur regard d’enfants.
Mesurez vous la détresse de ces mères qui ont perdu un enfant. Sondez-vous la tragédie des ces familles qui ont perdu un proche, fauché à la fleur de l’âge par les balles explosives d’une force armé aux ordres de ce même président qui aujourd’hui vous invites. A l’époque il disait : « de loin je voyais des grands et devant moi vous n’êtes que des petits ». Il disait ça à Bougie ville natale de tes parents. Toutes ces victimes ont péris sur ces paroles assassines du président : « vous voulez faire du grabuge, alors moi aussi je peux faire du grabuge, mille fois plus que vous ». Est ce des propos digne d’un président surtout quand on sait que le grabuge de ce genre s’est soldé par 126 morts. La moyenne d’âge de ces victimes ne dépasse pas les 34 ans monsieur Zidane. A mmis n Dda Smail, depuis 2001 tous les printemps sont noirs en Kabylie. Le seul rayon de soleil vient de vous quand avec une virtuosité suprême vous enchantez les foules, avec aux premières loges la jeunesse kabyle qui vous doit tant. Cette jeunesse est fier de vous Maestro. En 2001 il n’y avait pas de coupe du monde, le président n’a pas jugé utile de l’épargner d’un massacre certain. Peu importe ce qu’il vous dira mais sachez que la preuve irréfutable que cette jeunesse s’est révolté pour plus de liberté est cette image :de ce jeune homme de Azzazga qui en se vidant de son sang, il a eu la clairvoyance des grands de ce monde pour signer « liberté » de son sang avant de rendre l’âme.
Quand vous prêchez la rigueur et la justesse des réactions de dignité lui prêché le laxisme face à la plus pénible des tragédie que l’humanité ait connues : 200 000 victimes du terrorisme islamiste et étatique du pouvoir algérien de 1990 à nos jours. Période sur laquelle il a passé l’éponge d’une manière aussi lâche qu’indigne.
Le comble de l’hypocrisie c’est cette attaque en règle de binationaux dont vous faites partie. Cette vision si étriquées qui n’arrive pas à admettre que des algériens puissent avoir la double culture, une double nationalité. Votre hôte n’a plus de mémoire il veut s’offrir tous les caprices pour montrer qu’il possède tous les pouvoirs. Syndrome irréfutable de la dictature qu’il représente.
Nous vous demandons pas d’être pour ou contre mais simplement de ne pas prêter main forte à ceux qui dans le mépris nous assassines. Le pavé est dans la marre tôt ou tard vous serez éclaboussé.
Zahir BOUKHELIFA
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